Communiqué de presse -- Afrique subsaharienne

Washington D.C.
Nadine Ghannam
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La réglementation des affaires s’est améliorée dans un nombre record de pays en Afrique subsaharienne

Washington, 20 octobre 2011—

Un nouveau rapport d’IFC et de la Banque mondiale a enregistré un nombre record d’économies d’Afrique subsaharienne ayant amélioré leur réglementation des affaires pour les entrepreneurs au cours des 12 derniers mois.

Publié aujourd’hui, Doing Business 2012 : Entreprendre dans un monde plus transparent évalue les réglementations affectant les entreprises locales dans 183 économies et classe les économies selon 10 domaines de la réglementation des affaires tels que la création d’entreprise, le solutionnement de l’insolvabilité ou le commerce transfrontalier. Cette année, le classement de la facilité de faire des affaires s’est étendu et inclut désormais des indicateurs sur le raccordement à l’électricité.

Le rythme d’amélioration des réglementations s’est accéléré en Afrique subsaharienne. Il y a 6 ans, un tiers des économies d’Afrique subsaharienne avait amélioré leur environnement réglementaire pour les entreprises locales. Entre juin 2010 et mai 2011, 36 des 46 gouvernements de la région ont mené à bien des réformes dans au moins un des 10 domaines étudiés par le rapport.

L'entreprenariat est bridé quand les réglementations sont trop complexes ou onéreuses”, explique Augusto Lopez-Claros, Directeur de l’unité de recherche sur les indicateurs et analyses du Groupe de la Banque mondiale, Global Indicators and Analysis. “Avec les changements effectués cette année, les gouvernements d’Afrique subsaharienne améliorent les perspectives pour les entreprises locales”.

Pour la quatrième année consécutive, Maurice est le pays d’Afrique subsaharienne où la pratique des affaires est la plus aisée pour un entrepreneur, avec un 23ème rang au classement général. En mettant en œuvre des réformes dans des domaines comme le paiement des taxes et impôts, l’obtention des prêts, la création d’entreprise, l’obtention des permis de construire, le transfert de propriété et le solutionnement de l’insolvabilité, Sao Tomé-et-Príncipe, le Cap-Vert, la Sierra Leone et le Burundi sont parmi les économies de la région qui ont le plus amélioré leur réglementation des affaires pour les entrepreneurs.

« Les économies sortant d’un conflit comme le Burundi, le Libéria et la Sierra Leone sont parmi celles qui ont mis en œuvre de vastes réformes réglementaires », commente Sylvia Solf, auteur principal du rapport. « Ces pays ont prouvé que malgré les difficultés, les économies peuvent aller de l’avant pour soutenir l’entreprenariat.»

De nouvelles données montrent que l’amélioration de l’accès à l’information concernant la réglementation des affaires peut aider les entrepreneurs. Dans beaucoup de pays d’Afrique subsaharienne, obtenir des informations essentielles nécessite souvent de rencontrer physiquement un fonctionnaire de l’administration, ce qui démontre que faciliter l’accès à l’information reste l’un des domaines d’amélioration possibles dans la région.

Au cours des six dernières années, 43 économies en Afrique subsaharienne ont rendu leur réglementation plus favorable aux entreprises. Récemment, l’effort de coordination régionale pour l’harmonisation du Droit Commercial a produit des avancées notables – avec une réforme juridique qui nécessitait un consensus des 16 Etats-membres de l’Organisation pour l’harmonisation du droit des affaires en Afrique (OHADA).

Au sujet de la série de rapports Doing Business
Doing Business analyse les réglementations d’une économie qui ont un impact sur les entreprises au cours de leur cycle de vie, ce qui inclut leur création et leur gestion, le commerce transfrontalier, le paiement des taxes et impôts et le solutionnement de l’insolvabilité. Les classements agrégés sur la facilité de faire des affaires sont calculés à partir de 10 ensembles d’indicateurs et couvrent 183 économies. Les classements des années précédentes sont corrigés à rebours afin de tenir compte de l’ajout de nouveaux indicateurs, des corrections de données et des changements apportés à la méthodologie des autres indicateurs, et ce afin de permettre d’obtenir une comparaison significative entre les classements au fil des ans. Doing Business ne mesure pas tous les aspects de l’environnement réglementaire qui sont importants pour les entreprises et les investisseurs. Par exemple, le rapport ne prend pas en compte la sécurité, la stabilité macroéconomique, la corruption, le niveau de formation ou la robustesse des systèmes financiers. Les conclusions du rapport ont stimulé des débats politiques dans plus de 80 économies. Ils ont également permis le développement d’un nombre toujours plus grand d’études analysant l’impact de la réglementation des affaires sur les résultats économiques dans les différents pays. Pour plus d’information au sujet de la série de rapports Doing Business veuillez consulter: www.doingbusiness.org. Rejoignez-nous sur Facebook : http://www.facebook.com/DoingBusiness.org.

Au sujet du Groupe de la Banque mondiale
Le Groupe de la Banque mondiale est l’une des plus importantes sources mondiales de soutien financier et technique pour les pays en développement. Il est composé de cinq institutions connexes : la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (IBRD), l’Association internationale de développement (IDA), la Société financière internationale (IFC), l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) et le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (ICSID). Chaque institution joue un rôle distinct dans le cadre de la mission de l’organisation, qui est de lutter contre la pauvreté et d’améliorer les conditions de vie des habitants des pays en développement. Pour plus d’information, veuillez visiter les sites suivants : www.worldbank.org, www.miga.org et www.ifc.org.

Contacts pour la région:

Afrique subsaharienne
Lucie Cecile Giraud   +254 717 717 910
E-mail: Akonate@worldbank.org 

Aby K. Toure   +1 (202)473-8302 
E-mail: LGiraud@ifc.org